Nicole. Août 2015

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Un intérêt marqué pour l’écohameau de Lacapelle-Cabanac

Je m’appelle Nicole et voici ce qui a guidé mon cheminement vers ce projet :

Je vous présente mon cadre de vie actuel : je vis à Montreuil Sous Bois, dans la région parisienne. En m'y installant, il y a dix ans, je recherchais un environnement dynamique qui me permette de m'intégrer à une vie associative tournée vers les actions collaboratives, l'exercice de la citoyenneté, l'autogestion. La mixité sociale m'importait également.

J'ai trouvé tout cela en participant aux actions suivantes :

-          Un composteur public géré par les habitants

-          Un jardin partagé animé par l'Association des Femmes Maliennes de Montreuil

-          Un SEL (système d'échange  local)

-          Le Terrain d'Aventure, espace naturel peu domestiqué et très animé géré par les membres d'une association de proximité.

-          Une AMAP...

Ce qui m’a poussé à rechercher autre chose

 

Cette ville de 110 000 habitants est entrain de changer :

Une densité de population en augmentation avec construction effrénée d'immeubles, densité automobile, dépôts sauvages, gentrification, augmentation du coût de la vie, difficultés croissantes à préserver les espaces naturels et la biodiversité ..


Je me suis mise en recherche d’un autre style de vie

Après avoir fait au Printemps 2014 un stage en Permaculture urbaine (CCP), j'ai décidé de vivre à la campagne.

Je recherche un environnement qui corresponde à la région Midi-Pyrénées, pour des raisons affectives, climatiques, paysagères et de qualité de vie.

L'environnement humain compte beaucoup aussi.

Depuis un an je recherche, sur internet d'abord, des expériences diverses.

J'ai eu des contacts avec des groupes souhaitant, ou déjà entrain de constituer un éco-hameau. J'ai trouvé que la sélection des « candidats » était sévère, voire excluante, et j'ai craint un côté sectaire dans cette formule, comme la poursuite d'un idéal qui m'est apparu chimérique.

Des groupes plus ouverts avaient un projet qui m'aurait plu, mais m'y intégrer à distance semblait très difficile à cause de mon peu de disponibilité, de la distance, et de la durée importante des travaux préparatoires.

Une autre option rencontrée a été celle de collectivités locales cherchant à s'agrandir. Une recherche  banale visant à développer un village, ou retrouver une densité de population antérieure.

Certains projets se distinguent par des ambitions qualitatives, et proposent aux futurs habitants un contexte qui met en avant l'aspect écologique, la recherche d'optimisation des expositions, économies d'énergie, récupération de l'eau de pluie, etc.

Une approche qui m'importe, c'est l'ouverture à tous, ce qui favorise la richesse et la diversité des parcours et des  apports extérieurs.


Lacapelle-Cabanac

Dans le  projet d'écoquartier de Lacapelle-Cabanac dans le Lot, j'ai trouvé beaucoup d'éléments qui répondent à mes besoins, envies et exigences personnelles :

La situation géographique correspond au périmètre que j'avais défini. Le paysage spécifique de ce coin du Lot est varié, plateau, vallon, vallée, zones forestières, champs cultivés, haies, murets... et dégage une impression de douceur. Le département est dynamique sur le plan alternatif, des pistes intéressantes visent le renforcement du lien social, des groupes s'activent pour préserver l'environnement, des offres culturelles existent...

Dans le village même, le projet a été pensé  par les habitants pour les habitants, ce qui devrait être  le garant d' un bon  accueil, et nous permettre de nous intégrer de différentes façons par le biais de moments de convivialité qui existent déjà, ou à créer.

Pour autant cet accueil n'est pas inconditionnel. J’ai recherché les règles qui s’imposent pour tous (PLU) et pour les futurs habitants (règlement du lotissement) Les préconisations les invitent à prendre en considération l'aspect du bâti, les espèces végétales les plus adaptées, l'orientation et l'emplacement des maisons, les économies d'énergie et d'eau, en bref l'empreinte écologique. Ces deux points sont  très importants à mes yeux car ce sont ces éléments qui vont faire la différence dans le recrutement : seules des personnes partageant ces préoccupations seront attirées par ce projet, et ce sont peut être mes futurs voisins !

Le prix du terrain est abordable et l'emplacement des parcelles, entourées du cordon boisé, en continuité avec le végétal et le bourg, ainsi que la vue sur la vallée et le Lot, me séduisent.

Un point important pour le quotidien est l'approvisionnement alimentaire. Les légumes bio sont pratiquement sur place, différents marchés ont lieu à peu de distance, des supermarchés également. Une exploration des environs m’a permis de découvrir une épicerie-bar ouverte 7 jours sur 7 à Mauroux, (2,5 km) Des ventes à la ferme existent dans tout le département.  Une partie des espaces agricoles voisins est en Bio, et l'entretien du village est pratiquement zéro phyto.

De nombreuses possibilités de balades, randonnées, et un GR, sont accessibles aux portes du village, dans toutes les directions. On peut ainsi explorer la nature sans se heurter sans cesse à des clôtures.


La prise de contact

Après ma première visite du village, j’ai été intégrée à une liste mail de personnes intéressées par le projet qui échangeaient déjà autour de ce sujet.

La mise en place du forum nous permet de mesurer, un peu, les dispositions des membres du groupe, appelé à s'étoffer, de confronter nos attentes, préoccupations et priorités. Cela peut amener des questionnements nouveaux, mettre à jour les différences et points communs.

En ce qui me concerne, j'ai des  attentes particulières

Le partage :

-outillage- matériel de cuisine- boutures-graines…

-déplacements avec voiturage ou co-voiturage

-mutualisation des courses

- services divers

- embauches collectives potentielles d'artisans (construction)

- Auto-construction des équipements collectifs

- L'échange de savoirs/ savoirs faire


Des propositions et initiatives pourraient être soumises  à la collectivité, par exemple des idées pour multiplier / diversifier les usages de la salle des fêtes. Le village évolue, l'écoquartier est une étape. Il me semble constater une  cohérence entre les paroles et les actes déjà posés. Choisir les préconisations, la démarche pédagogique plutôt que la contrainte, devrait permettre l'appropriation par tous de la philosophie qui sous-tend le projet.

Quelques jours sur place donneront les éléments d'observation, de compréhension, et de ressenti nécessaire pour avancer vers une prise de décision qui engage l'avenir.

 
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